Vers une mobilité plus durable

Le projet de recherche franco-allemand “SuMo-Rhine” soutient la région du Rhin Supérieur dans le développement de systèmes de transport durables.

Le projet franco-allemand de trois ans “SuMo-Rhine – Favoriser la mobilité durable dans la région du Rhin Supérieur” a commencé au mois de juillet. Les scientifiques des deux rives du Rhin élaborent des stratégies et des concepts pour aider les villes et les communes du Rhin supérieur à mettre en place et à développer des systèmes de transport transfrontaliers durables. L’Institut Franco-Allemand de Recherche sur l’Environnement du KIT est le coordinateur de ce projet cofinancé par l’Union Européenne à hauteur de 1,36 millions d’euros.

Dans le contexte de la réduction des émissions de polluants et de l’émergence de nouvelles mobilités (exemple : conduite autonome, auto-partage, etc.), transformer et adapter les systèmes de transport est nécessaire et fait consensus. Le professeur Wolf Fichtner, directeur de l’Institut Franco-Allemand de Recherche sur l’Environnement (DFIU) au KIT, déclare : « Étant donné le contexte actuel, il est nécessaire d’identifier les facteurs qui déterminent la viabilité future des systèmes de mobilité. Ainsi, nous pourrons savoir où agîr afin de concevoir des systèmes de mobilité plus durables. » Les difficultés de conception d’une mobilité durable sont d’autant plus grandes que les perceptions de la mobilité changent d’un pays à l’autre et d’un individu à l’autre.

C’est là qu’intervient le projet « SuMo-Rhine – Favoriser la mobilité durable » : « Les concepts de mobilité durable ne doivent pas s’arrêter aux frontières nationales » déclare Dr Patrick Jochem. « Avec SuMo-Rhine », ajoute, l’économiste de l’énergie, « la région du Rhin Supérieur pourrait devenir un modèle pour le développement de la mobilité d’autres régions frontalières ».

L’objectif du projet est d’analyser et d’évaluer de manière globale les systèmes de transport transfrontaliers existants dans le Rhin Supérieur. L’analyse sera effectuée sur les agglomérations de Strasbourg et de Lörrach. Dans ce contexte, les partenaires du projet veulent mettre en place un nouveau “système d’aide à la décision”. “Ce système peut être compris comme une sorte de pierre angulaire pour le changement de mobilité'”, explique le chef de projet, le Dr. Jérémy Rimbon du DFIU. “Le système donnera accès à des indicateurs de la mobilité durable par le biais d’une application web”. Les villes, les municipalités, les bureaux de mobilité et les prestataires de services de mobilité devraient être en mesure d’identifier le potentiel d’amélioration des services de transport à faible impact environnemental et d’augmenter la part de marché des modes de transport alternatifs de manière beaucoup plus précisément qu’auparavant. Jörg Lutz, maire de Lörrach explique la participation de sa ville au projet SuMo-Rhine : « Au travers de la coopération avec les universités, nous souhaitons aboutir à des conceptions flexibles et durables de la mobilité ». De plus, selon l’intention des scientifiques du KIT et de leurs partenaires du projet, “SuMo-Rhine” initiera un dialogue transfrontalier intensif et un transfert de connaissances entre les villes et les communautés impliquées dans le projet.

Chiffres clés du projet “SuMo-Rhine”

Le projet “SuMo-Rhine – Favoriser la mobilité durable dans la région du Rhin Supérieur” est coordonné par l’Institut franco-allemand pour la recherche environnementale (DFIU) du KIT et s’étend de juillet 2018 à juin 2021. Les institutions partenaires sont l’Institut d’économie du KIT, le Centre des Énergies Renouvelables de l’Université de Fribourg en Brisgau, l’Université Européenne d’Écologie Humaine, l’Institut des Sciences de l’Environnement de l’Université de Coblence-Landau, le Laboratoire Image, Ville, Environnement de l’Université de Strasbourg et du Centre National de la Recherche Scientifique, l’Institut de Recherche en Informatique, Mathématiques, Automatique et Signal de l’Université de Haute-Alsace, la Chaire « Mobilités Métropolitaines Innovantes » de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Strasbourg, et la Ville de Lörrach. L’Union européenne soutient le projet à hauteur de 1,36 million d’euros issus du Fond européen de développement régional.

Institut Franco-Allemand de Recherche sur l’Environnement

L’Institut Franco-Allemand de Recherche sur l’Environnement (DFIU) du KIT a été créé en 1991 en tant qu’institution de recherche en réponse à la volonté largement répandue en France et en Allemagne de renforcer la coopération scientifique transfrontalière dans le domaine de la recherche environnementale.

En tant qu’Université de recherche de l’Association Helmholtz, le KIT crée et communique des connaissances pour la société et l’environnement. L’objectif est de contribuer de manière significative aux défis mondiaux dans les domaines de l’énergie, de la mobilité et de l’information. A cette fin, environ 9 300 employés travaillent ensemble sur une large base disciplinaire dans les sciences naturelles, de l’ingénierie, de l’économie, des sciences humaines et des sciences sociales. Le KIT prépare ses 25 500 étudiants à des tâches responsables dans la société, l’économie et la science par le biais d’une formation universitaire axée sur la recherche. L’activité d’innovation au KIT comble le fossé entre la connaissance et l’application pour le bénéfice social, la prospérité économique et la préservation de nos ressources naturelles.